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 Sujet du message: réglé
MessagePosté: 04 Aoû 2016, 11:01 
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Inscription: 04 Aoû 2016, 10:40
Messages: 1
Bonjour à tous !

Merci pour votre aide !


Dernière édition par MvK le 05 Aoû 2016, 09:30, édité 2 fois.

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MessagePosté: 04 Aoû 2016, 22:09 
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Inscription: 22 Sep 2006, 19:07
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Localisation: Vellereille
Bonjour,

Il s'agit du "point noir".
Ce parasite forme des kystes sur la peau du poisson mais est considéré comme non dangereux pour le poisson et celui-ci peut être consommé sans problème.
Ce parasite se développe dans certaines espèces d'escargots aquatiques. Lorsque les larves éclosent elle cherchent un poisson hôte et forment un kyste leur servant de protection.
La présence d'escargots est obligatoire pour que ce parasite puisse se développer.
Aucun traitement n'est nécessaire.
A noter que d'autres espèces peuvent également servir d'hôte à ce parasite (perche, carpe,...)

Claude.


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MessagePosté: 04 Aoû 2016, 23:16 
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Inscription: 25 Déc 2005, 11:00
Messages: 1502
Bonjour ,
Ne te tracasse pas , l'arc en ciel est formidable et va sauver nos rivières et la truite indigène fario .
Donc , no souci , tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ! ...


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MessagePosté: 05 Aoû 2016, 09:40 
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Inscription: 22 Sep 2006, 19:07
Messages: 3229
Localisation: Vellereille
Bonjour,

Ce parasite n'est pas spécifique à l'arc en ciel.
Il s'agit d'un parasite indigène (bien que le mot "parasite" ne soit pas vraiment adéquat, le point noir ne se développant pas aux dépens de son hôte et ne causant aucun dommage à un poisson en bonne santé) , présent chez nous bien avant l'introduction de l'arc en ciel.
Il peut se retrouver sur pratiquement toutes espèces de poissons.
Naturellement, si le plan d'eau (pêcherie) est essentiellement peuplé d'arc en ciel, il est tout à fait normal de le retrouver sur cette espèce.
S'il était principalement peuplé de farios ou de carpes, ce sont ces espèces qui serviraient d'hôtes.

Il serait donc malvenu de chercher une relation de cause à effet entre la présence de ce "parasite" et celle de l'AEC :) .

Et, effectivement, l'arc en ciel contribuera fortement à la protection de notre truite indigène.
Il est seulement très dommage qu'aveuglées par des préjugés sans fondement, nos instances halieutiques aient mis tant de temps à s'en rendre compte.

Claude.


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 06 Aoû 2016, 22:38 
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Inscription: 25 Déc 2005, 11:00
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Peut être , ... l'avenir nous le dira .
Je crains , en outre , que toutes les obligations et exigences liées au deal proposé de déverser des a e c ne mette à mal la gestion dans pas mal de petites sociétés de pêche , si toutefois l'on impose celles-ci dans leur ensemble, tel que décrit dans le décret !

Je déplore le fait que ces contraintes n'aient pas " toujours " été exposées aux membres des comités de pêche , pour preuve , qu'après coup lorsqu'ils les ont découvertes , ce fut un grand étonnement et pour certain l'expression d'un regret d'avoir accepté ...

Soit , mais ce qui me fait douter est le fait que depuis lors , j'ai interrogé bien des pêcheurs sur le fait de ne plus prélever aucune truite fario , ... et là , je constate que l'on est bien loin du raisonnement et de la théorie mise en place , car la majorité m'ont répondu qu'ils continueraient à manger de temps à autre ce qu'ils appellent " une bonne truite de rivière " !!!

Personnellement , j'écrase les ardillons depuis pratiquement une vingtaine d'années , et pratique le no-kill sur les truites " sauvages " , " indigènes " , si je puis m'exprimer ainsi .

Je me pose néanmoins quelques questions concernant les perspectives d'avenir , ... c à d :

Si j'ai bien compris , on va devoir tuer systématiquement les truites arc en ciel et remettre à l'eau toutes les farios ?
D'un autre côté , ( celui des instances de la pêche ) , ... on me dit que les déversements d'arcs , actuellement autorisés , ne représentent qu'une phase transitoire , en attendant , à l'avenir de ne plus déverser aucune truite ! ...
Si c'est vrai , dans ce cas , si l'on en reste sur le fait de ne plus tuer aucune fario et que les arcs ayant été prélevées (exterminées) ne seront plus présentes dans nos rivières , ... un pêcheur n'aurait plus jamais le droit de manger aucune truite pêchée en rivières ! ...

Ne rejoindrions-nous là , dans ce cas d'espèce , le voeu si cher à certains écolos de voir les pêcheurs rependre définitivement leurs cannes aux clous ???

Je suis convaincu que , sur papier , càd en théorie , cette réforme pourrait tenir la route , ... mais que la réalité , sur le terrain , sera toute autre .

Enfin , et pour en terminer avec ce message , je déplore l'hypocrisie des gens qui tentent de nous faire croire que ce sont les déversements de farios de bassines qui ont provoqué les "mélanges génétiques" , car en bien des endroits , faute de budget , le dernier déversement a lieu en juin environ et l'on pêche encore jusque fin septembre ...
et , vu que ( et là je suppose que vous ne me contredirez pas ? ) , les farios se reproduisent en décembre , ... et , que fin septembre il y a déjà bien longtemps qu'elles ont été pêchées ... à moins qu'elles puissent se reproduire à titre posthume !!!
Laissez-moi rire !!! , malgré que je déplore cette hypocrisie .
Ce n'est là , vraisemblablement pas la meilleure façon de collaborer en toute confiance .
Bien à vous .


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 07 Aoû 2016, 11:01 
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Inscription: 22 Sep 2006, 19:07
Messages: 3229
Localisation: Vellereille
Bonjour,

En Région Wallonne, la "gestion piscicole", surtout en ce qui concerne les salmonidés, est restée approximative pendant de nombreuses années, sans faire usage d'une méthodologie réellement rationnelle.
Malgré les mises en garde de certains ichtyologues se basant sur les réussites obtenues et les échecs essuyés dans d'autres pays, une bonne partie des responsables piscicoles faisaient preuve d'immobilisme et refusaient de tenir compte de leurs avis, souvent par peur de se compliquer la vie en mettant en oeuvre des méthodes novatrices susceptibles de rencontrer une opposition parmi de nombreux pêcheurs mal informés.
Leurs arguments étaient souvent du genre "ça marche pas trop mal actuellement, inutile de chercher à faire mieux..." ou, encore plus ridicule, "ce qu'ils font en Autriche ou en Allemagne ne nous concerne pas, nous sommes en RW et ce qui marche bien chez eux n'est pas applicable chez nous...".
C'est un peu comme certains pêcheurs à la mouche qui refusent de profiter des progrès ayant été réalisés dans cette technique et continuent à utiliser systématiquement des pointes de 18 centièmes sous prétexte que cela leur réussissait bien il y a quelques dizaines d'années.

Heureusement, depuis quelques temps les choses sont en train de changer et nous allons vers une gestion nettement mieux adaptée au but poursuivi, retrouver des rivières où la pêche peut se pratiquer de manière satisfaisante tout en permettant aux poissons indigènes de se reproduire valablement.
Naturellement, les effets de ce nouveau système de gestion ne se feront pas sentir du jour au lendemain mais je suis persuadé que dans quelques années il portera ses fruits.

Quant à la "pollution génétique" de nos souches indigènes il n'est pas contestable qu'elle est le fruit des déversements intempestifs de farios.
Contrairement à se qu'on pourrait croire, les truites déversées ne sont jamais prélevées en totalité.
Dans l'Eau d'Heure, à Ham sur Heure, les seuls déversements de fario s'effectuent en mars et avril, à partir de mai on ne rempoissonne plus qu'en AEC.
Malgré cela, après le premier octobre, il n'est pas rare que les moucheurs recherchant l'ombre ou les pêcheurs de blancs capturent encore des farios rescapées.
Même si un seul de ces poissons remonte sur les frayères, cela suffit à polluer génétiquement la souche originelle de manière pratiquement irréversible.

Cela dit je ne suis pas un fanatique de la pureté génétique.
Même si elle ne ressemble plus à la souche originelle, à partir du moment où la fario se reproduit de manière satisfaisante, en ce qui me concerne, c'est la seule chose qui importe.

Claude.
.


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 09 Aoû 2016, 18:05 
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Inscription: 25 Déc 2005, 11:00
Messages: 1502
Bonjour ,

" ... pratiquer la pêche de façon satisfaisante " , est une notion subjective , tout pêcheur ne prenant pas son plaisir de la même manière .

L'arc en ciel sera prélevée très rapidement, (ce qui aux dires de certains est une bonne chose, car de ce fait , si porteuse de maladies , elles n'auront pas le temps de contaminer ! ... ) , et en plus c'est ça que l'on appelle de la " gestion " !
Je connais, en effet , bien des pêcheurs qui éprouvent davantage de plaisir à prendre du poisson à pratiquement chaque sortie plutôt que de cartonner uniquement durant 3 à 4 jours après déversements ...
Et c'est plutôt ceux-là que je qualifierais de " pêcheurs " .

Même si je suis d'accord pour envisager que des farios déversées ont pu , quelque peu , contribuer à la pollution génétique de nos souches indigènes , je crois ne pas me tromper quand j'affirme que cela doit être mineur au regard des centaines de milliers de vésicules résorbées , offertes par les "instances" ... qui durant des décennies ont été déversées dans nos ruisseaux , chevelu amont de nos rivières , car il est évident que bon nombre de ces vésicules provenaient de bassins n'ayant que " peu de rapport " avec les lieux qui leur étaient destinés !

Je trouve "étonnant" que cet aspect du problème n'ait pas été évoqué , (ou très peu le cas échéant) et là , je ne parle pas du forum où la plupart des abonnés n'en sont pas préoccupés mais bien des organismes, des responsables, de certaines revues halieutiques etc ...
Aurait-on "oublié" de nous dire des choses ?

Par contre, voici quelques années déjà , certains eux ont osé parler , et pour cause , après avoir interrogé divers pisciculteurs , certains ont eu la franchise de m'avouer n'être pas stupides au point de nous déverser des truites capables de se reproduire ! ... certains m'ont confirmé " faire le nécessaire " à ce sujet ! ...

Qui faut-il croire ???

Bien à vous .


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 09 Aoû 2016, 20:03 
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Inscription: 22 Sep 2006, 19:07
Messages: 3229
Localisation: Vellereille
Bonjour,

La production des truites triploïdes (ayant trois jeux de chromosomes au lieu de deux), que ce soit pour la fario ou l'AEC, a été mise au point dans les années 1990.
Cette manipulation sert essentiellement à produire des organismes viables, résistant mieux aux attaques extérieures et bénéficiant d'une croissance plus rapide.
Naturellement, ce nombre de chromosomes supplémentaire rend ces organismes incapables de se reproduire.
Certains pisciculteurs, principalement ceux dont les produits sont destinés à la vente pour la consommation, utilisent ce procédé.
Il est à noter que cette technique est également employée par les ostréiculteurs ainsi que dans les aquacultures du bar en milieu salin et du tilapia en eau douce.

Ce que j'entends par "pêche satisfaisante" est le fait d'avoir l'occasion de toucher quelques poissons pendant toute la période d'ouverture.
A Ham sur Heure (par exemple), à partir du mois de mai on procède à un déversement d'AEC un samedi sur deux.
Ces déversements se font à 17 heures et il est courant que certains membres capturent leurs cinq truites (le quota est de 8 le dimanche et 5 les autres jours) en attendant de pouvoir aider au rempoissonnement, soit quinze jours après le dernier déversement.

Sur l'Eau d'Heure, on ne peut pas raisonnablement compter sur la reproduction naturelle de la fario, on rempoissonne encore en farios en début de saison mais c'est uniquement par obligation, ce sont les poissons fournis par la fédération. Il est probable, et très souhaitable, que cette dernière finira par mettre fin à cette obligation...
Sinon, dans les rivières où la reproduction naturelle de la fario est régulière, selon moi, le système de gestion le plus intelligent est en effet de procéder à des déversement réguliers d'AEC tout en protégeant la fario au maximum.
C'est la meilleure façon de conserver l'intérêt halieutique d'une rivière.
Un autre mode de gestion pourrait être envisagé, il serait même encore meilleur, il suffirait d'interdire totalement la pêche sur les rivières où la fario se reproduit naturellement et maintenir cette interdiction totale pendant le nombre d'années nécessaires à la reconstitution d'un peuplement jugé suffisant.
Naturellement, je doute fort que de nombreux pêcheurs soient d'accord :D .

Dans certaines rivières où la reproduction naturelle sera suffisante on pourra même à terme se passer d'apport extérieur.
Naturellement, dans ce cas, il sera nécessaire d'instaurer des quotas très stricts de prélèvement afin de prélever les intérêts sans toucher au capital.
Il serait certainement utile que ce quota de prélèvement soit annuel et non journalier.
C'est ainsi que cela se passe dans certains lands allemands et en Autriche, où un carnet de pêche est obligatoire, et les résultats sont magnifiques.

Claude.


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 09 Aoû 2016, 23:01 
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Inscription: 25 Déc 2005, 11:00
Messages: 1502
A Olloy s/ Viroin ,
le quota journalier est de 3 truites et l'annuel de 30 depuis pas mal d'années .
A cela , ajoutons le parcours " no kill " et le fait que environ 50% du parcours sont réservés aux moucheurs , ...
et à pratiquement chaque sortie , l'on prend du poisson , ... tout au moins sur le secteur "mouches" ,
of course !


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 10 Aoû 2016, 00:01 
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Inscription: 22 Sep 2006, 19:07
Messages: 3229
Localisation: Vellereille
Bonsoir,

Imposer un quota annuel calculé suivant les possibilités de la rivière est effectivement la seule mesure réellement efficace pour espérer maintenir un bon peuplement.
Même en admettant que celui-ci soit très bas et qu'il soit respecté, l'impact positif d'un quota journalier sur le peuplement est pratiquement insignifiant,
Il suffit de quelques pêcheurs pratiquant régulièrement et respectant scrupuleusement la limitation journalière pour ruiner complètement un tronçon de rivière.
La plupart des chasseurs soucieux de conserver leur cheptel pratiquent la politique de limite annuelle de pièces à tirer et limitent leurs prélèvement suivant la réussite de la reproduction.
Par exemple, cette année, avec la météo que nous avons connu en juin, sur beaucoup de chasses le prélèvement des perdreaux sera réduit au strict minimum.

Quant à réserver des tronçons de rivières aux seuls moucheurs, bien que pratiquant moi-même cette technique, je n'y suis pas favorable.
Qu'un pêcheur capture son quota annuel à la mouche ou avec toute autre technique, le résultat reste le même.
En ce qui concerne les parcours "no-kill", ce n'est pas la panacée.
Il serait beaucoup plus efficace de désigner des tronçons de rivière mis en réserve, où la pêche serait totalement interdite pendant une ou deux saisons, passé ce délai désigner un autre tronçon, et ainsi de suite.
Une société disposant d'un linéaire de cinq kilomètres pourrait y consacrer un kilomètre sans que cela ne pénalise ses membres.
Ce système est en vigueur sur de nombreuses rivières françaises (Lozère, Ardèche,...) et, au vu des captures qu'on peut y réaliser, cela semble avoir un effet positif.

Claude.


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 10 Aoû 2016, 19:24 
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Inscription: 18 Nov 2015, 23:38
Messages: 269
Claude, quelle est la différence (sur le plan du maintien et de la reproduction des populations de truites) entre une rivière mise en réserve et une rivière mise en no-kill ?

Un avis rapide par rapport au sujet que j'ai lu en diagonale: il y a une telle pression de pêche en Wallonie, je parle de prélèvement, légal ou non, qu'il est je pense impossible qu'une population indigène se maintienne à un niveau constant. Donc soit on impose le no-kill, ce qui risque de faire bondir pas mal de monde, soit on continue les rempoissements ce qui je pense contente la majorité. Je ne suis personnellement pas contre le no-kill, je le pratique, mais n'ai rien contre l'autre méthode. Enfin, je crois qu'il est difficile de transposer les réalités de régions telles que la Lozère ou l'Ardèche aux nôtres, ceci pour les raisons de pressions de pêche (liées à des raisons de densité de population humaine) que j'ai évoquées.


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 10 Aoû 2016, 21:24 
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Inscription: 22 Sep 2006, 19:07
Messages: 3229
Localisation: Vellereille
Bonjour,

Effectivement, à première vue on pourrait être tenté de croire qu'il n'existe pas de différence entre une zone totalement interdite à la pêche et une autre où la pêche est autorisée uniquement en no-kill.
Pourtant cette différence est énorme.
Le plus évident, c'est que le risque zéro n'existe pas, les chances de survie d'un poisson capturé et remis à l'eau, même en prenant toutes les précautions requises ne sont jamais de 100%.
En supposant que les chances de survie d'un poisson capturé soient de 97% (ce qui selon moi est vraiment optimiste), si on tient compte du fait qu'un même poisson puisse être capturé plusieurs fois sur la saison de pêche, ce qui multiplie les risques (c'est comme la roulette russe, si tu tentes le coup une fois, tu as cinq chances sur six de t'en sortir, si tu le fais dix fois, tu as de fortes chances d'y rester :) ) on peut raisonnablement estimer à environ 10% l'impact négatif sur le peuplement existant.
Une autre différence moins évidente mais peut-être encore plus néfaste, c'est qu'une pression de pêche en no-kill modifie le comportement du poisson.
Il y a une trentaine d'année, un ami possédait un parcours de quelques kilomètres en Normandie.
On y pêchait uniquement en mouche sèche et en no-kill. Le peuplement était excellent et à deux pêcheurs on prenait régulièrement plusieurs dizaines de truites sur une soirée.
Au bout de deux ou trois ans, le parcours à commencé à se dégrader, des plats où, au début, l'on voyait régulièrement des gobages tous les trois mètres étaient devenus vides d'activité.
En fait, cet état de choses était causé par la présence de gros spécimens qui avaient renoncé à se nourrir en surface et monopolisaient les meilleurs postes.
On a organisé quelques "expéditions punitives" au vairon manié afin d'éliminer ces poissons indésirables.
Par la suite, tous les poissons capturés de plus de trente-cinq centimètres étaient systématiquement sacrifiés.
Au bout d'un certain temps son parcours est redevenu presque aussi bon qu'au début.

Personnellement, je pratique également en no-kill quasi intégral en ce qui concerne le carnassier (je prélève deux brochets par an pour un ami et un ou deux gros sandres pour ma famille) mais je reste conscient que mon action est malgré tout nuisible et que sur la saison je provoque pas mal de dégâts au peuplement.
Pour ce qui est de la truite, tu as raison, actuellement, on ne saurait pas se passer de rempoissonnements.
Cependant, en procédant à des déversement d'AEC et en interdisant provisoirement le prélèvement des farios, on peut espérer voir le peuplement de poissons indigènes revenir à un niveau satisfaisant.
La nouvelle politique de gestion des instances piscicoles va dans ce sens.

Claude.


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 10 Aoû 2016, 22:44 
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Inscription: 25 Déc 2005, 11:00
Messages: 1502
J'ai la conviction que , au delà de tous ces paramètres ( bien nécessaires ) de règlements de pêche tant soit peu adaptés à la situation , car bien des sociétés ont imaginé des solutions tout en essayant de faire de leur mieux , il en est un dont on ne parle pas assez et , qui selon moi , est essentiel , qui consiste en la restauration du milieu , càd la restauration des petits ruisseaux chevelu amont de nos rivières où dame truite pourrait alors accéder et se reproduire avec un pourcentage plus élevé de succès .
Bonne journée .


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 10 Aoû 2016, 23:45 
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Inscription: 22 Sep 2006, 19:07
Messages: 3229
Localisation: Vellereille
Bonsoir,

Tu as tout à fait raison, l'existence d'affluents possédant les qualités requises est une condition sine qua non pour que la truite puisse se reproduire valablement.
Protéger des géniteurs potentiels ne servirait absolument à rien si on ne leur donnait pas les moyens de se reproduire.

En parallèle aux mesures de protection des sujets adultes, les instances piscicoles tiennent également compte de cette problématique.

Beaucoup de ruisseaux susceptibles de servir de lieu de ponte pour la fario coulent en forêt.
Depuis quelques années, le DNF a pris des mesures de protection des ruisseaux qui n'existaient pas auparavant.
Lors des ventes de bois, le cahier des charges comporte plusieurs articles en ce sens.
L'exploitant forestier ne peut plus traverser de ruisseaux avec des engins de débardage, aucun rémanent ne peut entraver le cours, etc.
De même, lors des martelages, on évite, autant que faire se peut, de marquer des arbres se trouvant à proximité d'un ruisseau.

Claude.


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 Sujet du message: Re: réglé
MessagePosté: 11 Aoû 2016, 07:57 
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Inscription: 25 Déc 2005, 11:00
Messages: 1502
Merci bien pour ces précisions
Bonne journée et bonne pêche
M D


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